September 26, 2007

La diaspora comme sixième région africaine, pourquoi pas ?

L’idée d’ériger la diaspora comme sixième région africaine fait son chemin. Ce concept vise à prendre en considération de façon plus significative de la contribution des enfants de l’Afrique vivant hors du continent en érigeant en région la diaspora au même titre que les cinq régions naturelles du continent que sont l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique de l'Est, l'Afrique centrale et l'Afrique australe. Ce concept invite les forces vives de la diaspora à s’organiser pour prendre en main ce projet et l’imposer car c’est l’avenir de tout un continent qui en dépend. S’il est relativement simple d’évaluer le montant des transferts financiers des migrants africains implantés dans les pays occidentaux vers leur pays d’origine, la tâche n’est pas pour autant aisée pour quantifier la contribution de la diaspora dans le développement de l’Afrique. Et pourtant, c’est loin d’être négligeable !  Supposé ou réel, le poids économique et politique de ces fils d’Afrique mériterait bien qu’on s’y attarde. L’industrie des télécoms y trouve une place prépondérante. Le dossier de ce numéro de votre magazine est consacré aux « spécialistes africains des télécoms » de l’occident. Selon la Banque mondiale, les transferts financiers ont atteint près de 232 milliards de dollars en 2005 et au cours des cinq dernières années, la partie de ces flux reçue par les pays en développement a doublé pour atteindre 167 milliards de dollars en 2005, soit 72% de l’ensemble des envois des migrants internationaux. Un rapport récent de la Banque mondiale souligne le poids de la contribution des immigrés africains à travers des initiatives privées (projets de développement privés et investissements directs) dans le développement économique des pays d’origine. Selon l’Office des Migrations Internationales  « près de 64 millions d’Africains se trouvent actuellement hors de leur pays d’origine », soit 6% de la population totale du Continent ce qui équivaut au total de population d’Afrique Australe.Pour l’Organisation internationale du travail, « plus de 20 millions de travailleurs africains sont des travailleurs migrants. D’ici 2015, un africain sur dix vivra et travaillera hors de son pays d’origine».

Devant l’ampleur de cet accroissement démographique, une accélération des mouvements des

populations est inévitable et ce d’autant plus que le profil du migrant a changé. Ce n’est plus

seulement le travailleur africain, analphabète et rural qui se déplace. Les femmes, les enfants, les jeunes diplômés et les travailleurs hautement qualifiés donnent une nouvelle configuration à la population migrante, le filtre étant imposé par des réseaux formels et/ou informels dans les pays de départ, de transit et d’accueil. En Europe et en France, en particuliers, ce phénomène est considéré comme étant du pain béni pour faire face au vieillissement de

la population. Pour

éviter de faire un appel d’air à une vague de migrants incontrôlée, Nicolas Sarkozy, le nouveau Président français n’hésite pas à privilégier le concept d’immigration choisie. Ce terme avait beaucoup choqué.Plusieurs initiatives rentrent dans le cadre du co-développement. L'idée de départ de ce concept est donc de favoriser ces transferts qui font l'objet d'un intérêt croissant de la part des bailleurs bilatéraux et internationaux et de les soutenir par des co-financements afin de mieux les structurer et de mieux les orienter. Une meilleure coordination des actions passerait par l’encouragement des initiatives telles que African leadership connection,  une organisation non lucrative née aux Etats-Unis, dont la vocation consiste à faire éclore de futurs leaders africains qui se mettront au service de leur continent. Cette plate-forme de partage et de transferts de connaissances se veut un vivier des « leaders de l’Afrique de demain ».

Adieu GRAND MAÎTRE!

J'ai reçu hier de retour de Paris à ma descente de l'avion, un mail sur mon portable qui m'a beaucoup affecté. Le voici:

Miko_rwayitare It is with deepest regret that Telecel International (Pty) Ltd, Mikcor Investment Holdings (Pty) Ltd and the Rwayitare family announces the passing of Miko Alexis Rwayitare on 25 September 2007 in Belgium. Miko was 65. He passed on after developing complications following routine surgery on Monday in a Brussels hospital. Africa has been left poorer by the untimely loss of a great entrepreneur, husband, father and friend. Miko is known as the father of telecommunications having been credited with making the first mobile call in Africa in 1987 and subsequently building various successful mobile networks. Miko is survived by his wife Consolatta and seven children. Funeral arrangements will be announced in due course.

En effet le GRAND MAÎTRE, Père de de la téléphonie mobile en Afrique, MIKO nous a quitté. C'est une grande perte pour le continent. L'un des acteurs émérites du développement des télécommunications africaines s'en est allé, laissant derrière lui une veuve et plusieurs enfants. Il a marqué par son dynamisme et son ambition la nouvelle génération des professionnels des télécommunications que nous sommes. Il m'avait fait l'insigne honneur de m'inviter sur son vignoble en Afrique du Sud. C'était une autre de ses activités - fabriquer du vin et l'exporter en Europe.

Grand Maïtre ou que tu sois, saches que tu es ACACIA! A très bientôt.

September 07, 2007

Merci Yayi Boni!

Après quelques jours d'absence, je rouvre mon blog avec cette bonne nouvelle. Le conflit entre le gouvernement béninois et les deux opérateurs GSM (Moov & MTN) a pris fin hier avec la reconnection du réseau Moov. Des milliers d'abonnés pourront donc communiquer à nouveau.On évite par la même occasion une fronde sociale. Personnelement, je suis très satisfait de cette solution de compromis. Je remercie vivement le chef de l'état d'avoir pris le dossier en main et de l'avoir traité avec responsabilité. La crédibilité de notre pays en dépendait.

Bonnes vacances Président!

July 23, 2007

Africa, Offline: Waiting for the Web

J'ai reçu ce matin de la part de Sara Clignet, un article paru dans le New york Times. Lizez...... ça vaut le coup.........

July 22, 2007

By RON NIXON

ON a muggy day in Kigali in 2003, some of the highest-ranking officials in the Rwandan government, including President Paul Kagame, flanked an American businessman, Greg Wyler, as he boldly described how he could help turn their small country into a hub of Internet activity.

Mr. Wyler, an executive based in Boston who made his fortune during the tech boom, said he would lace Rwanda with fiber optic cables, connecting schools, government institutions and homes with low-cost, high-speed Internet service. Until that point, Mr. Wyler, 37, had never set foot in Africa — he was invited by a Rwandan government official he had met at a wedding. Mr. Wyler never expected to start a business there; he simply wanted to try to help the war-torn country.

Even so, Mr. Wyler’s company, Terracom, was granted a contract to connect 300 schools to the Internet. Later, the company would buy 99 percent of the shares in Rwandatel, the country’s national telecommunications company, for $20 million.

But after nearly four years, most of the benefits hailed by him and his company have failed to materialize, Rwandan officials say. “The bottom line is that he promised many things and didn’t deliver,” said Albert Butare, the country’s telecommunications minister.

Mr. Wyler says he sees things quite differently, and he and Rwandan officials will probably never agree on why their joint venture has been so slow to get off the ground. But Terracom’s tale is more than a story about a business dispute in Rwanda. It is also emblematic of what can happen when good intentions run into the technical, political and business realities of Africa.

Attempts to bring affordable high-speed Internet service to the masses have made little headway on the continent. Less than 4 percent of Africa’s population is connected to the Web; most subscribers are in North African countries and the republic of South Africa.

A lack of infrastructure is the biggest problem. In many countries, communications networks were destroyed during years of civil conflict, and continuing political instability deters governments or companies from investing in new systems. E-mail messages and phone calls sent from some African countries have to be routed through Britain, or even the United States, increasing expenses and delivery times. About 75 percent of African Internet traffic is routed this way and costs African countries billions of extra dollars each year that they would not incur if their infrastructure was up to speed.

“Most African governments haven’t paid much attention to their infrastructure,” said Vincent Oria, an associate professor of computer science at the New Jersey Institute of Technology and a native of the Ivory Coast. “In places where hunger, AIDS and poverty are rampant, they didn’t see it as critical until now.”

Africa’s only connection to the network of computers and fiber optic cables that are the Internet’s backbone is a $600 million undersea cable running from Portugal down the west coast of Africa. Built in 2002, the cable was supposed to provide cheaper and faster Web access, but so far that has not happened.

Prices remain high because the national telecommunications linked to the cable maintain a monopoly over access, squeezing out potential competitors. And plans for a fiber optic cable along the East African coast have stalled over similar access issues. Most countries in Eastern Africa, like Rwanda, depend on slower satellite technology for Internet service.

The result is that Africa remains the least connected region in the world, and the digital gap between it and the developed world is widening rapidly. “Unless you can offer Internet access that is the same as the rest of the world, Africa can’t be part of the global economy or academic environment,” said Lawrence H. Landweber, professor emeritus of computer science at the University of Wisconsin in Madison, who was also part of an early effort to bring the Web to Africa in the mid-1990s. “The benefits of the Internet age will bypass the continent.”

RWANDAN officials were especially interested in wiring primary and secondary schools, seeing information technology as crucial to modernizing the country’s rural economy. Some 90 percent of the country’s eight million people work in agriculture.

But as of mid-July, only one-third of the 300 schools covered in Terracom’s contract had high-speed Internet service. All 300 were supposed to have been connected by 2006.

Over all, less than 1 percent of the population is connected to the Internet. Rwandan officials say the company seems more interested in tapping the more lucrative cellphone market than in being an Internet service provider. (In November, Mr. Wyler stepped down as chief executive of Terracom, saying he wanted to spend more time with his family; he still serves on the board.)

In a telephone interview from his home in Boston, Mr. Wyler said he would not address the government’s criticism, saying he did not want to be quoted as saying anything negative. But he said there were some things he had not anticipated, particularly the technical challenges of linking Rwanda’s Internet network to the rest of the world. The only way to do it is to buy bandwidth capacity on satellites, but there are not enough satellites to meet demand.

Mr. Wyler also says he believes that Terracom suffers from unrealistic expectations. “Terracom has done everything it can, “ he said. “Because of the technical challenges, the Internet service is as good as it’s going to get. But given what we started from, I still think we have accomplished a lot. In the beginning there were a few people with Internet service; now there are thousands.”

The Rwandan government had hoped that the number of Web surfers would be much higher by now. Rwanda, which is about the size of Maryland, has little industry, and its infrastructure is still being rebuilt after being left in shambles by a 1994 genocide in which 800,000 to a million people were killed.

“We have almost no natural resources and no seaports in Rwanda, which leaves us only with trying to become a knowledge-based society,” said Romain Murenzi, the minister of science, technology and scientific research.

Officials saw Terracom’s investment as crucial to its transformation. Unlike many African governments, Rwanda’s was eager to privatize the national telecommunications company, which had outdated equipment, high prices and few subscribers.

But from the start, government officials say, there were problems with Terracom. Mr. Butare, the telecommunications minister, said the government had trouble getting basic information from the company.

Complicating the situation, Mr. Butare said, was that Mr. Wyler tried to run Terracom from the United States, visiting Rwanda just a few weeks at a time. He left day-to-day management to a poorly trained staff, Mr. Butare said.

“There were spots where they did some things here and there,” Mr. Butare said. “But over all they have failed to do what they promised.”

Internet rates have been lowered, from about $1,000 a month when Terracom arrived in 2003, but most people still can’t afford it. The average Rwandan makes about $220 a year, and a fixed-line Internet hookup costs about $90 a month. Basic wireless Internet is about $63 a month. Those rich enough to pay the fees complain about poor service.

Government officials say the company has spent more time marketing and signing up cellphone customers than on expanding Internet service. According to government figures, Terracom has 30,000 to 40,000 mobile phone subscribers and about 20,000 Internet customers.

The situation came to a head late last year, when government officials contended that Terracom secretly tried to trade its shares in the Rwandan telecom to GV Telecom, a regional African telecommunications company incorporated in the British Virgin Islands. Rwandan officials were furious, saying this was a violation of the contract signed by the two parties.

The plan was scrapped and Mr. Wyler was widely criticized. In June, the government fined Terracom nearly $400,000 for failing to comply with its licensing obligations, failing to provide information about its operations and failing to pay several fees.

“We decided to penalize Terracom after they failed to fulfill their obligations for a long time,” said Beatha Mukangabo, legal officer for the Rwanda Utilities Regulatory Agency. Terracom said it has paid the fines and is working with the government to meet all of its obligations.

Mr. Wyler said he has not been involved in Terracom for nearly 10 months and could not comment on its current operations.

Christopher Lundh, Terracom’s new chief executive and a former executive of Gateway Communications in London, has worked in several African countries. He now lives and works full time in Rwanda, and many government officials say Terracom’s performance has improved under his leadership.

Mr. Lundh acknowledged that there were problems with the company’s operations in the past. “The former management did make some promises that they were not able to keep,” he said. “That’s why I was brought in to professionalize things.” He also said that the company could have better handled the matter with GV Telecom but that he thinks the government overreacted.

He said the Rwandan government is to blame for some of the delays. “We would get to schools that don’t even have electricity or computers,” he said. “That is not our fault.” In addition, he said that many of the complaints about the company concerned things beyond its ability to control. Getting adequate bandwidth remains a constant challenge.

Like most telecommunications companies in eastern Africa, Terracom depends on satellites for Internet service. Satellite service is much slower than cable because of delays in the signals. Satellites also provide less bandwidth than cable.

Adding to the problem is that most of the satellites serving Africa were launched nearly 20 years ago and are aging or going out of commission. A satellite set to go into service last year blew up on the launching pad. Power is also an issue, as intermittent power failures in Rwanda hamper efforts to provide a steady electricity source.

DESPITE these limitations and earlier setbacks, Mr. Lundh says Terracom is moving ahead with plans to give Rwanda the most advanced Internet infrastructure in Africa. A nationwide wireless connection should begin operating near year-end, he said, about the time a nonprofit group, One Laptop Per Child, based in Boston, is to introduce a $100 laptop in the country.

And Terracom is continuing to lay fiber optic cables to connect Rwanda to several other African countries, eliminating a need for phone calls and Internet traffic to be routed via European or American networks.

The government, meanwhile, is moving forward with its own plans to build a fiber optic network. It also has granted Internet service licenses to South African companies and plans to issue several more. “We think we are going to have a healthier market pretty soon,” said Nkubito Bakuramutsa, director general of the Rwanda Information Technology Authority. “We have learned from past experience.”

Mr. Bakuramutsa said he hopes to bring the price of Internet service down to about $10 a month.

Mr. Lundh said his company welcomes the competition. But, he added, getting necessary bandwidth remains an issue and no matter what company supplies Internet service, speed will be a problem. “Eventually you reach a point of diminishing returns,” he said. “Unless there is a new undersea fiber optic cable built or a new satellite launched, it’s going to be difficult.”

Magnus K. Mazimpaka contributed reporting from Rwanda.

July 20, 2007

Conflit ATRPT/MTN_MOOV : Mon avis...

J’ai suivi depuis quelques semaines le bras de fer qui oppose l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications du Bénin (ATRPT) aux des deux opérateurs privés MTN Bénin, filiale du groupe sud-africain MTN, et MOOV Bénin, filiale du consortium constitué par Etisalat, un groupe Emirati, et Atlantique Télécom, un groupe africain. J’ai décidé d’apporter un éclairage à l’opinion publique béninoise et de contribuer à ma façon à l’édification d’un Bénin prospère longuement en proie à des dérives sociopolitiques de tous genre. Je ne reviendrai pas sur les désagréments (politiques, économiques et sociaux) causés par une telle situation et m’efforcerai de rester indépendant sans aucun parti pris.

Par ma fonction, je traite les problématiques des télécommunications en Afrique chaque deux mois avec mon équipe rédactionnelle et via l’événement panafricain AFRICA TELECOM PEOPLE que nous organisons chaque année pour célébrer l’excellence africaine dans le secteur des télécommunications.

Ma démarche vise par le biais de cette contribution à situer et éclairer les uns et les autres afin de favoriser un dénouement heureux à cette situation conflictuelle qui ne nous honore pas et décourage l’investissement privé. Il est reproché aux opérateurs MTN Bénin et Moov Bénin d’opérer des « rebranding » de leur marque respective sans l’accord des autorités. D’après l’ATRPT, les mouvements de capital au niveau de leur maison mère respective influerait sur leur actionnariat et de ce fait constitueraient un non respect du cahier des charges initial. L’ATRPT a également décidé d’augmenter le prix de la licence de 5 à 30 milliards de franc CFA. 

Il y deux ans, je me rappelle avoir participé à un séminaire à l’Hôtel Marina de Cotonou sur le développement de la téléphonie rurale. L’une de mes conditions de participation était de faire l’état des lieux du secteur sans langue de bois. Mes différentes communications étaient orientées sur l’assainissement du secteur des télécommunications au Bénin, via la mise en place impérative d’une Autorité de Régulation autonome. J’ai exhorté les autorités béninoises à créer un environnement réglementaire sain en conformité avec l’OHADA des télécommunications qui venait d’être mis sur pied. Les opérateurs GSM privés  (Telecel, Areeba, BBcom) représentés au plus haut niveau à ce séminaire aspiraient à la même chose.  Ils étaient tous conscients du fait que leurs différents investissements ne pouvait être sécurisés que dans un environnement sain et régulé. La mise en place cette année d’une autorité de régulation transitoire ne pouvait être que salutaire pour tous les professionnels du secteur. Malheureusement, les derniers développements contredisent cet état de fait.

Une évaluation disproportionnée…

Chose importante à savoir, la fixation du prix d’une licence d’exploitation GSM est fortement liée à la taille du marché en valeur (voire tableau annexe 2). A ce critère, il faut ajouter entre autre d’autres indices de calcul qui permettent d’évaluer la profondeur du marché (son taux de pénétration) ainsi que l’ARPU (Average Revenue Per User) et l’AMPU (Average Marging Per User). Ces deux indices permettent à l’opérateur de connaître par abonné son chiffre d’affaires ainsi que sa marge nette. La décision de l’ATRPT de passer de 5 à 30 milliards de francs CFA pour le prix de

la licence GSM

au Bénin est à mon avis disproportionnée.

Cette décision unilatérale est également perçue par les investisseurs privés comme une remise en cause a posteriori de l’environnement jurique, ce qui à évidemment un impact très négatif sur la réputation de notre pays.

Je prends un exemple comparatif (voir tableau annexe 1) entre deux pays de l’espace UEMOA, la Côte d’Ivoire et bien sûr le Bénin. Areeba Bénin totalisait à la fin 2006, 476 000 abonnés avec un ARPU mensuel de 16$ soit environ 7680 Francs CFA. A la même période, MTN Côte d’Ivoire (filiale ivoirienne de la maison mère d’Areeba) affichait 1 625 000 abonnés avec un ARPU mensuel de 18$, soit environ 8640 Francs CFA. Il est important de souligner que la taille réelle du marché béninois en valeur est de 98 milliards de Francs CFA contre 549 milliards de francs CFA pour la Côte d’Ivoire. L’opérateur Moov en Côte d’Ivoire paie à l’état ivoirien un montant de 30 milliards de F CFA pour une licence dont la durée de vie est de 10 ans avec un échéancier de paiement.  L’état béninois réclame la même somme à Moov Bénin pour une licence de 10 ans payable en une seule fois. En gros le marché de la Côte d’Ivoire est pratiquement cinq (5) fois plus important que celui du Bénin. La licence de Moov Côte d’Ivoire étant de 30 milliards, on devrait parler de six (6) milliards au Bénin, mais à condition que l’opérateur ait l’accès direct à l’international et l’interconnexion directe avec ses concurrents. Ce qui n’est pas le cas. A mon humble avis, le prix de cinq (5) milliards fixé il y a deux ans était réaliste.

Autre réalité, les opérateurs GSM privés du Bénin ne bénéficient d’aucune exonération fiscale ni de réduction des droits de douanes. Au Niger, les opérateurs GSM bénéficient de 8 ans d’exonération fiscale et de droits de douane, contre 5 ans d’exonération fiscale et des droits de douane réduits pour les opérateurs ivoiriens.  Le code d’investissement de notre pays devrait prévoir de telles dispositions comme le font des pays plus pauvres que nous (ex : le Niger).

Certes le secteur a été très mal géré pendant ces dernières années, laissant le champ libre à toutes sortes de fraudes et d’irrégularités, mais les opérateurs privés ne doivent pas être les seuls comptables de ce sinistre. Il faut les encourager à rester chez nous et renforcer l’image  de notre pays, terre d’accueil, modèle de démocratie et d’environnement d’affaires sécurisé. L’ATRPT doit revoir sa position et jouer pleinement son rôle de modérateur afin de normaliser cette situation qui ne l’honore pas et jette un discrédit sur le  gouvernement actuel. Ce n’est pas une tare de reconnaître ses erreurs, la véritable tare c’est de ne pas y remédier. Dans de nombreux pays africains, la mise en place d’une autorité de régulation des télécoms est un processus de 6 mois à 1 an qui prend en compte de nombreux paramètres socioculturels et implique le recours à une expertise de haut niveau. Ce n’est pas parce que l’ATRPT est une autorité transitoire qu’elle doit faire fi de cette réalité.

Une réaction légitime mais…

La réaction des opérateurs MTN et Moov est légitime au regard du contexte dans lequel ils ont de part et d’autre obtenu leur licence. Petit retour en arrière, les licences au Bénin ont été attribuées à l’origine pour la modique somme de 120 millions de francs CFA. Il faut reconnaître que pendant cette période c’était totalement irréaliste et incohérent de la part des autorités béninoises. La situation a été normalisée il y a deux ans avec une augmentation du prix de la licence à 5 milliards. Les opérateurs ont donc profités de certaines années de confort dans un environnement non réglementé avec son cortège d’avantages spéculatifs. Je pense qu’ils doivent tenir compte de cette réalité dans les négociations avec  l’ATRPT afin d’aboutir à une sortie honorable.   

La porte de sortie…..

Je propose aux membres de l’ATRPT d’initier un groupe de réflexion, éventuellement animé par un médiateur, avec les opérateurs concernés ce week-end afin de trouver une solution de compromis. J’en profite pour donner des pistes de réflexion devant permettre aux parties en conflit de trouver un dénouement heureux au grand bonheur des usagers.

Proposition 1

L’ATRPT revient sur sa position, et conserve le prix de la licence à cinq (5) milliards de francs CFA. Par contre, elle crée un avenant aux contrats de licence qui lie l’Etat du Bénin aux opérateurs GSM. Cet avenant s’articulera autour de deux points majeurs :

            

1.      Imposer une contribution sur le chiffre d’affaires international réalisé par chaque opérateur. Dans certains pays d’Afrique Centrale, ce cœfficient  varie entre 2 et 3%. Ce montant, totalement séparé du prix de la licence sera versé en fin d’exercice à l’ATRPT.

2.       Imposer une contribution sur le chiffre d’affaires national réalisé par chaque opérateur. Dans certains pays d’Afrique, ce cœfficient  varie entre 0,5 et 1%. Ce montant, totalement séparé du prix de la licence sera versé en fin d’exercice à l’ATRPT.

Cette proposition a le mérite d’être en harmonie avec le prix de la licence comparé aux pays voisins et crée par la même occasion une possibilité de ressources supplémentaires à l’Etat béninois qui pourront se chiffrés à des centaines de millions de francs CFA (ex : 1% du chiffre d’affaires annuel de l’ensemble des quatre opérateurs GSM représente environ 10 Milliards de francs CFA.

L’ATRPT peut aussi imposer aux opérateurs, une contribution sous forme de taxes sur les fréquences et sur usage de blocs de numéros qui appartienne à la puissance publique. Le produit de ces différentes taxes permettra à l’ATRPT d’asseoir son budget sans être financée par l’état ; il s’agit là d’une recommandation de l’OHADA car elle renforce l’indépendance de l’autorité de régulation vis-à-vis de l’Etat. 

Proposition 2

L’ARTPT revoit à la baisse le prix de la licence en accord avec les réalités de volumes d’affaires générés dans le secteur au Bénin, et propose un échéancier de règlement aux opérateurs. Un forfait annuel sera donc imposé aux opérateurs afin de leur permettre de respecter leur obligation tout en conservant un confort de trésorerie raisonnable.

Le but de cette manœuvre va conforter l’ATRPT dans sa position d’assainir le secteur et permettre aux opérateurs GSM privés de bénéficier de leur droit tout en respectant leurs obligations.

J’invite donc les protagonistes à définir ensemble de nouvelles règles de conduite pour le bien être des usagers du GSM qui n’ont que trop souffert de la situation actuelle. Il y va de l’image et de la crédibilité de l’Etat du Bénin et du sens de la responsabilité des opérateurs GSM. Que chacun joue sa partition pour le développement harmonieux des télécommunications au Bénin.

COMPARATIF PRIX LICENCE DANS

LA SOUS REGION

  Annexe

1

PAYS

POPULATION

(OCDE 2006)

PIB PAR HBTS EN CFA (OCDE 2006)

PRIX

DUREE

NBRE DE LICENCES ACCORDEES

INTERCONNEXION*

ACCES**

INTERNATIONAL

AVANTAGES FISCAUX

TOGO

5 millions

355 000

800 millions

10 ans

2

NON

OUI après 3 ans

NON

BENIN

8,439 millions

551 500

5 milliards

10 ans

4

NON

NON

NON

BURKINA

13,228 millions

542 500

5,6 milliards

10 ans

3

OUI, Directe entre opérateurs

OUI après 5 ans

6 ans d’exonération et 5% dts de douane

NIGER

13, 957 millions

385 000

4,3 milliards

15 ans

3

OUI, Directe entre opérateurs

OUI après 4 ans

8 ans d’exonération et de dts de douane

RCI

18, 154 millions

751 500

40 milliards***

20 ans

7

OUI, Directe entre opérateurs

OUI

5 ans d’exonération et dts douanes réduits

* Si les opérateurs sont obligés de passer par l’opérateur historique pour s’appeler entre eux

** Si les opérateurs sont obliges de passer par l’opérateur historique  pour appeler l’international                     

*** 30 milliards pour Moov (10 ans), 40 milliards pour les autres

TAILLE DES MARCHES DE

LA SOUS REGION

(2007)
Annexe 2

TAUX DE PENETRATION MOBILE

Côte d’Ivoire

24%

Bénin

16%

Burkina

11%

Togo

15%

Niger

6%

TAILLE DU MARCHE (Nbre d’Abonnés)

Côte d’Ivoire

4 573 000

Bénin

1 258 000

Burkina

1 510 000

Togo

892 000

Niger

801 000

ARPU MOYEN DU MARCHE (Mois, CFA)

Côte d’Ivoire

10 000

Bénin

6 500

Burkina

7 000

Togo

6 000

Niger

5 000

TAILLE DU MARCHE (CFA Milliards)

Côte d’Ivoire

549

Bénin

98

Burkina

127

Togo

64

Niger

48

July 13, 2007

EUROMED Marseille

En mars dernier, j'ai été invité par les étudiants de l'école de management Euromed Marseille pour animer un séminaire sur les télécommunications en Afrique. Voici ma présentation......j'ai partagé avec les étudiants une journée formidable. Didier, Henri, Raphaël et Michel seront forcement de mon avis....  :):):)

Mon discours ATP06 - Casablanca

Dsc_1398 Excellence Monsieur le secrétaire Général représentant du Ministre des Affaires Economiques,

Monsieur le Représentant du Directeur General de l Agence des Régulations des Télécommunications

Mesdames et Messieurs, les Directeurs Généraux,

Mesdames, Messieurs

Je voudrais tout d'abord remercier les autorités marocaines pour l’accueil qui nous été réservé depuis novembre 2005 dans le cadre de l’organisation de cet événement.

Je profite de la même occasion pour remercier tous les participants et partenaires d’Africa Telecom People, qui, en trois années, est devenu un rendez-vous majeur en Afrique réunissant les principaux acteurs du secteur des télécommunications.

La qualité des intervenants et le nombre de participants attendus pendant ces deux jours de débats, montrent que le secteur africain des télécoms, en dépit des difficultés liées à l’appropriation des nouvelles technologies de l’information se porte bien.

Suivant notre logique d’itinérance, le choix du Maroc pour abriter la troisième édition des ATP est réconforté par les progrès obtenus par ce pays dans le développement des télécoms. En effet, le Maroc se
place en tête des pays africains en matière de développement des télécoms d’après le dernier rapport de l’Union Internationale des Télécoms (UIT).

Selon une étude réalisée par l’ANRT en janvier 2006 au près de 1327 ménages, 59% des ménages soit 3.3 millions de foyers disposent au moins d’un téléphone portable, 70% des détenteurs de téléphones portables utilisent le mobile pour envoyer des SMS, 89% des ménages équipés d’un ordinateur personnel comptent au moins un enfant de moins de 10 ans, l’ADSL a atteint 89% des accès au domicile.

Tous ces chiffres confortent la stratégie e-Maroc censée faire entrer le Maroc dans le Millénaire de l’Information, sous la conduite éclairée da sa majesté le roi Mohamed VI.

Aujourd’hui nombreux sont les pays africains qui sont confrontés à une problématique qu’est le haut débit en zone urbaine et rurale. Les statistiques montrent que les infrastructures et les technologies de télécommunication modernes sont difficilement appropriées par les économies africaines. Les stratégies de e-gouvernement de nos états manquent en effet non seulement de financement, mais aussi d’expertises et de personnes ressources capables de déployer des projets viables. Il s’agit en fait pour nous africains de choisir des technologies appropriées à nos environnements et surtout à nos contraintes budgétaires. Ce n’est pas par hasard si nous avons choisi le thème l’Afrique a l’heure du Wimax pour la troisième édition. C’est pourquoi nous estimons que le WIMAX, Worldwide Interoperability for Microwave Access, technologie similaire au Wi-fi mais avec des performances nettement supérieures en de nombreux points constitue la meilleure alternative pour combler le fossé numérique entre le nord et le sud. Le WIMAX est une norme technique basée sur le standard de transmission radio 802.16, validé en 2001 par l'organisme international de normalisation IEEE.  Plus  simplement, il s agit d’une technologie qui permet de transmettre la voix et des données a haut débit via une antenne radio sur un rayon de

50 km

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L’Afrique a l’heure du WIMAX, thème principal de nos assises donnera l’opportunité a nos experts et participants de débattre sur le sujet. Je vous exhorte donc, chers amis experts et séminaristes à approfondir le sujet et proposer de solutions idoines pour l’appropriation de cette technologie par le continent. Vos recommandations seront mentionnées dans le rapport final envoyé après chaque édition ATP a l’UAT (l’Union Africaine des Télécommunications). C’est le lieu de saluer l’Initiative des autorités tunisiennes qui ont déjà lancé avec succès le WIMAX sur un échantillon représentatif de 500 personnes.

A l’instar des éditions précédentes, nous vous proposons d’une part une douzaine de conférences animées par des personnes ressources au faîte des télécommunications africaines, d’autre part, une plateforme commerciale constituée d’une dizaine de stands est déployé. Pour clore cette rencontre en apothéose, nous vous offrirons une soirée féerique lors d’un diner de gala au cours duquel les professionnels les plus méritants du secteur seront récompensés.


Je compte sur vous pour faire de cette troisième édition d’ATP un succès. Merci de nous accompagner pour le développement des télécommunications africaines. Vous pouvez compter en retour sur notre soutien pour mettre à votre disposition le cadre adéquat.

Vive ATP 2006.

Excellence Monsieur le Ministre, chers participants
Je vous remercie.

La lettre du Bénin

C'est un outil que j'ai graçieusement mis à la disposition de la cellule de communication de l'actuel Président du Bénin Yayi Boni......sauf que l'usage qui en est fait me laisse sur ma fin...

Consultez le site (www.lalettredubenin.info) et dites moi ce que vous en pensez.

Projet du Fond National des Telecommunications du Bénin (FNTB)

Préambule

L’objectif de cette réflexion vise à doter le Bénin à l’instar de ses voisins d’institutions solides au service du développement des télécommunications.

Le présent projet de vient réaffirmer clairement la contribution notable attendue des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication au développement socioéconomique du Bénin.
La promotion des technologies pour un développement humain durable,
se fera à travers :
La création d’un environnement institutionnel et réglementaire nécessaires à l'éclosion d'une dynamique économique et sociale nouvelle et entreprenante ;
Le renforcement des capacités humaines, ressources essentielles à la réalisation des objectifs assignés ;
Le développement des infrastructures de base pour la démocratisation de l'accès à l'information (surtout la téléphonie rurale);
La promotion des applications sectorielles y compris celle des logiciels libres ;
La création d'un cadre pour une coopération Régionale et Internationale dynamique (Ex : Faire profiter Pleinement le Bénin de l’OHADA des Télécommunications)

Objectifs

Les Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) constituent un secteur transversal et concernent ainsi tous les domaines de la vie humaine. La gamme des objectifs de développement du Bénin que l’Etat s’emploie à atteindre concourt au développement humain durable. Et pour y parvenir le Bénin devra nécessairement s’approprier les TICs. D’où la problématique du développement des Télécommunications à la base c’est à dire dans les zones reculées. En effet, ce développement des TIC permettra à l’ensemble de la population béninoise de devenir des «cyber citoyens», participant efficacement à la gestion de la démocratie, ayant les connaissances et le savoir-faire nécessaires pour être présents au rendez-vous de la mondialisation et apporter au marché international, les innovations issues de leur génie endogène. Ce développement facilitera au Bénin le renforcement et l’optimisation des performances de tous les secteurs se rapportant à la vie humaine, générant en l’occurrence une économie prospère et compétitive ainsi que le bien-être pour les individus et

la Nation. Il

contribuera également à raffermir la solidarité nationale et celle avec les voisins. Ainsi, les Télécommunications serviront effectivement de levier pour impulser le développement économique et social et faire du Bénin, à l’horizon 2025, une société de l’information, solidaire, épanouie et ouverte.

Présentation du Fonds National des Télécommunications du Bénin

Il s’agit de créer au sein du trésor public béninois, un fonds national dénommé « Fonds National des Télécommunications », en agrégé « FNTB ».

Objet et Missions du FNTB

Le fonds a pour objet d’assurer le financement des opérations de téléphonie rurale à la charge de l’Etat.

Le fonds a pour mission d’assurer la gestion financière équilibrée des ressources et emplois affectés aux opérations de téléphonie rurale,  les programmes et projets publics relatifs aux technologies de l’Information et de

la Communication. Sera

définie comme une opération de téléphonie rurale, au sens du présent projet, toute opération de désenclavement des zones rurales, en matière de télécommunications au Bénin. Le fonds sera placé sous la tutelle économique et financière du Ministre de l’Economie et des Finances et sous la tutelle technique du Ministre délégué chargé des télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Ressources et Emplois du FNTB

Les ressources du Fonds seront constitués par :

- La redevance désenclavement versée par opérateurs (Nous proposons 3% du chiffre d’affaires des opérateurs de Télécommunication),
- Les emprunts contractés par l’Etat et qui seront affectés au Fonds,
- Le produit de ses placements,
- Les dotations du budget de l’Etat,
- Les dons et libéralités,
- Toutes autres taxes et surtaxes qui pourraient être ultérieurement créées, notamment la surtaxe perçue sur les prix des communications téléphoniques, et plus généralement toutes recettes qui pourraient lui être affectées.

Les emplois du Fonds seront constitués par :

- Le financement direct des investissements de désenclavement des zones rurales dans le secteur des télécommunications,
- Le service de la dette contractée par l’Etat pour les programmes de téléphonie rurale,
-Les frais de fonctionnement du Fonds

Organisation et Fonctionnement du FNTB

Le Fonds sera administré par un Comité de Gestion composé comme suit :

- Un (1) Représentant du Ministre de l’Economie et des Finances,
- Un (1) Représentant du Ministre délégué aux Télécommunications et NTICs,
- Le Directeur Général du Trésor Public
- Un (1) Représentant du Ministre de la planification et de la programmation du Développement (si ce ministère existe)
- Un (1) Représentant de l’Autorité de Régulation des Télécommunications.

Les représentants des Ministres de tutelle et le Directeur Général du Trésor Public peuvent inviter, pour une séance particulière avec voix consultative toute personne dont l’avis technique est utile aux délibérations du Comité de gestion.

Les Membres du Comité de Gestion seront nommés par arrêté conjoint des Ministres de tutelle.

Cet arrêté nommera pour chaque membre titulaire, un membre suppléant qui est appelé à le remplacer en cas d’absence ou d’empêchement avec les mêmes pouvoirs.

Le Comité de Gestion sera présidé par un représentant du Ministre de l’Economie et des Finances.

En cas d’absence du Président et de son suppléant, le Comité de Gestion pourra délibérer sous la présidence du représentant du Ministre chargé des Télécommunications.

En cas d’absence des représentants des Ministres de tutelle, le Comité de Gestion ne peut délibérer valablement.

Le secrétariat du Comité de Gestion sera assuré par le Trésor Public du Bénin

Comité de Gestion

Le Comité de Gestion se réunira sur convocation de son Président, aussi souvent que nécessaire et au moins une fois par trimestre ou à la demande des Ministres de tutelle ou du Directeur Général du Trésor Public.

Le Comité de Gestion ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres est présente. Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents. En cas de partage des voix, celle du Président est prépondérante.

Les délibérations du Comité de Gestion seront consignées dans un procès-verbal signé par son Président et le Secrétaire et conservé par le Trésor Public.

Le Directeur Général du Trésor Public rendra exécutoires les délibérations du Comité de Gestion, dans un délai de 7 jours à compter de la date de sa réunion.

Le Comité de Gestion délibèrera sur toutes questions intéressant le fonctionnement du Fonds, notamment :

- Les recettes liées à la redevance,
- Les charges de fonctionnement,
- Les dépenses d’équipements téléphoniques des zones rurales,
- Les dépenses relatives aux travaux de renouvellement des installations téléphoniques dans les zones rurales,
- Le service de la dette du secteur de la téléphonie rurale.

Le Comité de Gestion suivra l’exécution de ces programmes pendant l’exercice. Il établira des rapports trimestriels et un rapport annuel de fin d’exercice.

Les dépenses du Fonds seront engagées, liquidées, ordonnancées et payées sur proposition conforme du Comité de Gestion, et les recettes versées sur un compte désigné par l’Autorité de Régulation des Télécommunications et ouvert auprès d’un établissement financier de premier ordre conformément aux dispositions législatives et réglementaires applicables aux Fonds Nationaux et selon les règles de

la Comptabilité Publique.

Il sera dressé un inventaire évaluatif des actifs qui constitueront l’affectation initiale du Fonds, inventaire qui fera l’objet d’une prise en charge dans la comptabilité patrimoniale du Fonds ainsi créé.

Le Comité de Gestion sera assisté d’un Comité Technique.

Comité Technique

Le Comité Technique sera chargé de préparer les décisions du Comité de Gestion en procédant à toutes les études relatives aux différents programmes d’investissement du secteur de la téléphonie rurale.

Le Comité Technique sera en outre chargé de contrôler l’exécution des différents programmes arrêtés par le Comité de Gestion.

Le Comité Technique sera composé comme suit :

- Deux (2) Représentants du Ministère Délégué aux Télécommunications et NTICs,
- Deux (2) Représentants du Ministère de l’Economie et des Finances,
- Deux (2) Représentants de l’Autorité de Régulation des Télécommunications du Bénin
- Un (1) représentant de Bénin Télécom
- Un (1) représentant des autres opérateurs du secteur.

Le Comité Technique sera présidé par un représentant du Ministre Délégué chargé des Télécommunications et NTICs.

Le Secrétariat de ce comité sera assuré par un représentant de l’Autorité de Régulation des Télécommunications du Bénin.

Le Comité Technique se réunira sur convocation de son Président aussi souvent que nécessaire et au moins une fois par mois.

Conclusion

Nous pensons que la mise en place de ce fonds devra permettre à l’actuel gouvernement du Docteur

Boni de

régler l’épineux problème du Développement des Télécommunication dans les zones rurales au Bénin.

OL

Avant l’OHADA des Télécommunications, pensons Privatisation…

Conséquences de l’accord de l’OMC sur la libéralisation des télécommunications signé en 1987, la privatisation des télécommunications africaines a du plomb dans l’aile. Opération d’envergure devant permettre aux opérateurs historiques jusqu’ici en situation de monopole de se préparer à la concurrence et a la conquêtes de nouveaux marchés à l’extérieur pour compenser les pertes subies sur leur territoires, elle a beaucoup plus servit de moyen de pression de la part du FMI (Fond Monétaire International). En effet l’ouverture du marché des télécommunications est une des premières conditions pour obtenir les prêts d’ajustement structurel. Peu de pays résistent. Le bilan est extrêmement mitigé. Des pays comme le Sénégal et l’Afrique du Sud sont présentés comme des réussites, à l’inverse du Niger et du Cameroun mauvais exemples du processus de privatisation en Afrique. Les privatisations sont encore difficiles sur le continent  à l’heure où la fracture numérique suscite nombre de conférences internationales. En ces grandes rencontres, décideurs économique et politiques affichent leur volonté de combler le fossé entre pays du nord et pays en développement, mais ils oublient très souvent que la base est faussée. Comment peut-on prétendre par exemple au Bénin combler un fossé numérique alors qu’une simple séparation de pouvoirs entre les postes et les télécommunications dure depuis 2002. Bénin Télécom a été créé par décret présidentiel et depuis rien. En résumé, les infrastructures existent (SAT3, RASCOM, etc.).Il reste à les alimenter en fonction de nos propres réalités. Nouveau né de ces « ambitions africaines » : l’OHADA des télécommunications. Affiliée de l’harmonisation du droit des affaires, l’OHADA des télécoms a pour objectif de moderniser et d’harmoniser le cadre réglementaire des télécoms d’ici à l’horizon 2006. Les autorités de régulation des pays de l’Afrique noire francophone ont donc décidé d’unir leur force pour créer un environnement favorable aux grands principes réglementaires notamment en matière d’ouverture de marchés, d’accès facilités, de transparence et de sécurité des communications. Les spécialistes en la matière savent très bien que la tâche ne sera pas facile. Quand on sait que pour des raisons politiques ou « personnelles », un opérateur de téléphonie mobile n’a pas pu officiellement lancer son réseau le mois dernier à Bangui faute d’interconnexion avec l’opérateur historique alors que les textes prévoient des dispositions légales en la matière. L’idée est vraiment louable. Mais il ne s’agira pas non plus de transposer intégralement le modèle européen en Afrique.

 

L'European Competitive Telecommunications Association (Ecta), qui regroupe les opérateurs télécoms soucieux d'améliorer le cadre concurrentiel en Europe, a misé toute son autorité sur l'efficacité des régimes nationaux de régulation des télécommunications. Dans une étude comparative sur l’efficacité quelle a publié récemment,  l’ECTA constate que  l'efficacité des régimes de régulation varie significativement d'un pays à l'autre alors que l'ensemble des pays de l'Union européenne sont censés tendre vers une harmonisation des législations nationales en conformité avec le cadre règlementaire européen. Certes les réalités ne sont pas les mêmes en Afrique, mais cet exemple permet de se rendre compte de l’ampleur de la tâche. Il s’agira donc de respecter les différences (politique, économique, sociale, etc.) des uns et des autres afin d’adapter un processus d’harmonisation par rapport à l’état des infrastructures de télécommunication. Ainsi la forte croissance des services de télécommunications en Afrique ouvrira la voie à de nouveaux marchés et surtout à de nouveaux profits pour les opérateurs. Ce nouvel outil a également pour mission de réduire la fracture numérique Nord-Sud et notamment entre l’Afrique et le reste du monde. Qu’il soit donc inscrit en priorité dans le fonds de solidarité numérique (FSN) créé à l’initiative du président Abdoulaye WADE lors du sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), qui s’est tenu à Genève en décembre 2003. C’est notre vœu pour sa prospérité.

OL

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Meilleur Opérateur Mobile Afrique Centrale

  • F1000072
    Remise officielle du Trophée du Meilleur Opérateur Mobile Afrique Centrale à Michel Elamé, DG de Celtel RDC. Grand Hôtel Kinshasa 2006